Leurs coeurs se balancer
La gentillesse et la candeur peuvent être nourries d’une ardeur qui nous enthousiasme. Nous parlons de l’appétit de vivre.
Longtemps, j’ai pensé que le rôle de l’artiste était de secouer le public.
Aujourd’hui, je veux lui offrir sur scène
ce que le monde, devenu trop dur,
ne lui donne plus :
des moments d’amour pur.
En réponse à cette phrase de Pina Bausch, je constate que de nombreux spectacles pour l’enfance et la petite enfance, parmi lesquels ceux que j’ai moi-même créés, abordent la question des sentiments négatifs ou douloureux qui traversent nos années d’apprentissage, et comment y faire face : la colère, les disputes, la jalousie, la peur du noir, la mort, les interdits, la solitude, l’abandon des parents, la présence de l’ogre…
Si ces émotions parcourent effectivement l’enfance, et que les affronter est constitutif de notre développement et notre émancipation, elles dénotent la représentation d’un monde violent dont on peut aussi essayer de s’affranchir.
Ainsi je souhaite proposer aux enfants à partir de 3 ans un spectacle qui, sans naïveté ni niaiserie, dépeigne le bonheur de la vie et ses joies immenses. Une vision anti-dystopique du monde et de nos relations à tout ce qui nous entoure.
Un spectacle sur le sommeil nécessite-t-il qu’on nous prépare au cauchemar ? Un spectacle sur les émotions nécessite-t-il qu’on aborde la colère ? Un spectacle sur l’amour nécessite-t-il qu’on nous mette en garde sur la rupture ? Un spectacle sur la douceur de la vie nécessite-t-il qu’on n