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Un virage pour Jacky
Jacky Medefo a grandi entouré de figures féminines : les femmes de sa famille au Cameroun, puis, à son arrivée en France à onze ans, les héroïnes de Disney Channel comme Miley Cyrus ou Zendaya. C’est en les regardant qu’il prend goût à la danse, à toutes les danses : traditionnelles camerounaises ou chorégraphies hip-hop apprises en secret sur YouTube, dans sa chambre d’adolescent.
Dans Un virage pour Jacky, la chorégraphe Magda Kachouche compose le portrait incandescent de ce danseur hors norme, immense par le corps comme par le talent. Des scènes hip-hop au waacking — danse née dans les clubs queers afro-américains — Jacky reconquiert ce pour quoi il a longtemps été moqué : sa féminité, sa gestuelle, sa liberté. Il danse comme le petit Jacky aurait toujours voulu pouvoir danser.
Traversé par des héritages multiples, des références pop culture et des désirs de transformation, Jacky invente sa masculinité, affranchie des injonctions viriles. Entre portrait intime et recherche chorégraphique, Un virage pour Jacky fait du plateau un espace d’émancipation résolument tourné vers l’avenir.




