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Après son ombre
Une femme. Une forêt. Une traque. Sentant la présence d'un homme, elle se cache. Seule dans les bois, elle déroule le flux de sa pensée. Immobile et toujours en mouvement. Ne pas s'épuiser dans la peur. Résister à la menace, coûte que coûte. Chercher les lignes de fuite ou sombrer dans la violence.
C’est l’histoire d’un thriller paradoxal. D’une chasse immobile. Comment fuir quand on est coincée ? Avec Après son ombre, Pierre Marescaux s’empare de la loi de Newton — il faut une force pour mettre un corps en mouvement — et la transforme en matière dramatique. Ici la menace devient le point de bascule.
Dans ce seul en scène, une femme raconte la traque. Son récit fait coexister deux paysages : le réel, décrit au plus près, et le territoire mental où elle nous entraîne, traversé de mythes, de silences et de terreurs archaïques. Sa pensée court quand son corps ne le peut plus.
Derrière elle, les vidéos de Pierre Martin Oriol recomposent une forêt fragmentée, kaléidoscopique, aussi fascinante qu’oppressante. Peu à peu, la tension monte, la peur gagne, jusqu’à piéger le spectateur dans cette course sans échappée.




