Nuit, un mur, deux hommes suivi de Deux tibias
J’ai rencontré Daniel Keene il y a plus de vingt ans, lorsque je mettais en scène Low au Théâtre de Poche à Bruxelles. Grâce à la traduction lumineuse de Séverine Magois, j’ai découvert un auteur d’une humanité rare, avec qui j’ai eu la chance de nouer une véritable amitié.
Son univers porte les traces de Beckett, Shakespeare, Pinter, Kroetz ou Koltès. Avec une langue ciselée et puissante, Keene nous conduit au plus près de l’humain, compose des requiems pour les fins d’époque, et fait surgir un humour tendre au bord du tragique.
Dans Deux tibias et Nuit, un mur, deux hommes, il est question de dignité, de courage, de poésie du quotidien et d’espoir. Un diptyque où des hommes au bord du monde tentent de rester humains. Un théâtre dépouillé, intense, où chaque mot compte.