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Mickey et la fin du monde
ou comment j’ai enterré mon père
Texte lauréat de l'Aide à la création Artcena commission 2025
Mickey et la fin du monde, ou comment j’ai enterré mon père Hannah est à l’arrêt. Elle se tient dans un entre-deux, entre rêve et réalité, entre passé et présent. Quelque chose en elle résiste, empêche le mouvement. Une question la traverse sans cesse, obsédante : qui était son père ?
Mickey et la fin du monde, ou comment j’ai enterré mon père suit le chemin intérieur de Hannah, confrontée à une figure paternelle à la fois absente et envahissante. Son père, venu d’Algérie, était un homme taciturne, parfois violent, dont elle ne connaît ni la langue ni l’histoire. De lui, il reste peu de récits, mais beaucoup de silences. Un héritage paradoxal, fait moins de mots que de traces.
Le texte explore les héritages visibles et invisibles, ceux qui se transmettent malgré l’absence de transmission. Ce qui circule en creux : les non-dits, les blessures, les gestes répétés sans en comprendre l’origine. À travers Hannah, la pièce interroge la manière dont l’exil et la violence intrafamiliale s’inscrivent dans les corps et les mémoires, bien au-delà des faits eux-mêmes.
Au cœur du texte se pose la question du « tuer le père » — non pas au sens littéral, mais comme un geste symbolique et nécessaire. Enterrer le père pour faire tair
