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"Maldito sea el hombre que confía en el hombre" : un projet d'alphabétisation
Après la douleur vient la méfiance. Après La Maison de la force vient Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme : un projet d'alphabétisation, comme une conséquence de la catastrophe. Pour Angélica Liddell, « anarchiste paradoxale », « sociopathe sous contrôle », comme elle se définit elle-même, il n'est point de salut en société : la scène devient l'espace où elle « rompt le pacte social », où des solitaires se rejoignent pour former une bande unie par une même haine, une même méfiance. La méfiance, à son tour, engendre la nécessité de « renommer le monde». Ce besoin coïncida pour Angélica Liddell avec l'apprentissage d'une nouvelle langue : le français. D'où un titre en partie emprunté au Livre de Jérémie (Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme) et en partie rédigé en français (un projet d'alphabétisation). La pièce est conçue comme un abécédaire : chaque lettre est associée à un mot pour représenter un univers hostile et destructeur. Mais cet alphabet ne nous mènera pas de A à Z. La pièce, en fait, commence au début de la fin : « E comme Enfant ». Une phrase plane comme une ombre sur le spectacle : «Je n'ai pas connu un seul enfant qui soit devenu un bon adulte. » Alors, l'alphabet tourne au jeu de massacre. Bientôt ce sera « L comme Loup ». Dans une jolie forêt en bois peint, les fillettes qui ouvrent le spectacle apprendront à leurs dépens à entrer dans l'âge adulte. Au fil du temps, la forêt se peuple d'animaux sans vie, on y découvre des corps inertes, blessés
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Archives des représentations
- Le Parvis | Ibos06 janv. 2012
- Festival d'Avignon | Avignon08 juil. > 13 juil. 2011
- Festival de Otoño en Primavera | Madrid19 mai > 22 mai 2011