- 10 vues

Ils les disent vivants
À l’origine de ce projet, il y a une image, une image d’enfance. Un tableau. Celui d’un jeune peintre de dix-huit ans qui choisit comme sujet un funambule.
On ne distingue pas le funambule. Pas tout de suite. Ce qui nous apparaît d’abord c’est la catastrophe, l’effondrement. L’effondrement d’un bâtiment, d’un théâtre en réalité. On pourrait dire, d’un monde. Des pierres tombent, la structure cède et s’écroule.
Au milieu de ce chaos, le regard s’accroche à un point. Un point minuscule. Fragile. A peine visible. Ce point, c’est le funambule. Un funambule qui entreprend une traversée, peut-être sa dernière.
Au milieu du chaos, seul, sur son fil, droit, le funambule avance, en équilibre.
Le spectacle que nous allons créer au Studio-Théâtre avec l’ensemble des académiciens et académiciennes s’intéresse à cette figure du Funambule, à ce qu’elle représente, aux questions qu’elle soulève :
Comment rester droit dans un monde qui vacille ? Comment tenir en équilibre au milieu du fracas et de l’effondrement ?
Le Funambule dit un rapport au monde.




