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GLA55
Dans GLA55, Anne Teresa De Keersmaeker revient à la musique minimaliste étasunienne et aborde pour la première fois l’œuvre de Philip Glass. Sur quatre pièces de jeunesse du compositeur, interprétées en direct par l’ensemble ICTUS, six danseur·euses emmènent l’abstraction jusqu’aux confins de la transe.
Les œuvres de jeunesse d’un artiste, souligne Anne Teresa De Keersmaeker, sont porteuses d’une énergie particulière. Elles possèdent cette radicalité et cette naïveté également émouvantes qui documentent l’éclosion d’un style. Avec GLA55, sa nouvelle création, la chorégraphe retrouve, en même temps que les musicien·nes de l’ensemble ICTUS, le minimalisme qui a si bien contribué à la définition de sa propre danse—notamment avec Fase, créé en 1982 sur quatre pièces de Steve Reich datant du milieu de la décennie 1960. Ce sont aujourd’hui quatre partitions de Philip Glass des années 1969 et 1970 qui fournissent la matière à ces dix mouvements confiés à six danseur·euses, tour à tour toupies et derviches tourneurs. Il y a du maximalisme dans cette manière obsessionnelle de chercher à épuiser un matériau musical des plus réduit à travers un nombre restreint de formes géométriques : le cercle, la spirale et l’ellipse sont les figures principales d’une danse qui confine à la transe. GLA55 est une cure de jouvence.






