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Berlin mon garçon
Le personnage central est absent : il s’agit d’un jeune homme, fils de libraires à Chinon, parti à Berlin sans plus donner de nouvelles. La mère décide d’aller le chercher dans cette ville qui lui est inconnue. Mais le garçon est-il toujours à Berlin ? Pourquoi est-ce si difficile de retrouver sa trace ? A-t-il plongé dans des nuits de fête sans fin ou participe-t-il à des projets plus obscurs ?
Mariame Clément, metteuse en scène d’opéra sur les scènes internationales, qui créera en avril 2027 à l’Opéra national de Paris Miroir de nos peines d’Hèctor Parra, a été happée par l’écriture de Marie NDiaye où règne un mystère irrésolu. Elle tient à rendre sensible l’ambiguïté des comportements des protagonistes qui naviguent entre culpabilité, bien-pensance et clairvoyance, chaque personnage étant enfermé dans son mode de pensée et son rapport à la culture.
La facture à la fois poétique et concrète du texte, aux dialogues indirects, au double lieu et à la temporalité éclatée est féconde pour la mise en scène : « Ce temps fragmenté, concentré et dilaté est, pour Mariame Clément, un moment de suspension où tout s’arrête et se mêle, peut-être juste avant que la catastrophe n’advienne. »





