
Le procès de Jeanne Bloch
Jeanne Bloch, représentante d’un parti de gauche modérée, est nommée Premier ministre, charge qu’elle assume pendant 18 mois. Cinq ans après, alors que le Parti National est au pouvoir, Martin Gary, l’ancien Président, et elle, sont traduits en justice, accusés d’avoir trahi le peuple. La pièce alterne entre les audiences largement médiatisées et des fl ash-backs du mandat de Jeanne, nous plongeant au cœur d’une crise politique qui voit percer l’extrême-droite. Jeanne Bloch est tiraillée entre se défendre des accusations qui pèsent sur elle, se conformer au discours des avocats de Martin Gary ou faire de son procès un moment de contestation, comme le souhaitent les deux jeunes avocat·es qui préparent sa défense.
Le Procès de Jeanne Bloch invente un « roman national » imaginaire, traversé de références historiques et de considérations contemporaines. L’auteur s’inspire du procès de Riom - qui oppose en 1942 le centre-droit libéral de Daladier, la gauche sociale de Blum et la droite identitaire de Pétain - pour produire un texte à la fois pièce de procès, thriller politique et portrait d’une héroïne.
